Le rapport est à peine fini et envoyé par le Royal Mail (La Poste anglaise) qu’il faut déjà penser à l’oral, juste le temps d’un break ce week-end. Aujourd’hui j’ai assisté à l’acquisition mensuelle des nouveaux livres. Avec Charlène, une bibliothécaire de Dereham, on est allé à Norwich au County Hall.

C’est en quelque sorte l’hôtel de ville du département. Le County Hall est un grand bâtiment dans lequel il est super facile de se perdre tant les différents couloirs, escaliers et pièces se ressemblent. Ce qui est peut être le plus surprenant pour un français est que n’importe qui ne peut entrer. Tout d’abord l’accès au parking est limité et contrôlé (il y a une sorte de poste, genre douane ou péage, avec un gardien qui contrôle l’identité, et la durée de la visite) ensuite une fois dans le bâtiment on doit signer une sorte de feuille de présence et un badge avec notre nom nous est délivré. Enfin, quand on repart, on doit signer et se débarrasser du magnifique signe de reconnaissance qu’est notre badge.Les acquisitions ont lieu tous les mois. Les bibliothèques sont en relation avec un organisme qui leur fourni une liste (plus ou moins importante) de toutes les nouveautés et les parutions à venir. Ensuite, c’est les bibliothécaires qui décident quels ouvrages ils vont acquérir et en quelle quantité. Enfin ils définissent sur tout le département du Norfolk, (ou ce qui pourrait correspondre à l’équivalent de nos départements en France) où iront ces livres selon les caractéristiques de chaque bibliothèque, leur public ou encore leur situation géographique. Par exemple, les nouveautés qui sont considérées comme tout publiques ou écrits par des auteurs à succès iront dans toutes les bibliothèques, mais un document sur l’activité maritime ira plutôt dans celles en bord de mer.Pour les ouvrages dont la couverture ne figurait pas sur la liste, on a utilisé le site d’Amazon pour avoir une meilleur idée en plus du résumé. On était quatre en tout à faire ce travail, je me chargeait de la partie la plus facile : chercher les couvertures manquantes sur Amazon. Pour la pause déjeuner, on est allé dans le restaurant/self-service commun a tout le personnel. Encore une petite spécialité du pays : en dehors du self-service, il y a différents plats proposés a des prix vraiment intéressants. Une fois la commande passée et qu’on l’a payé on reçoit un ticket avec un numéro dessus. Et ensuite on attend que notre numéro soit appelé (comme à l’ANPE). D’ailleurs j’ai remarqué que ce système est présent un peu partout et surtout là où il y a des guichets comme à la poste et dans les supermarchés : dès qu’une caisse/guichet est libre une voix automatique dit le numéro correspondant.On a finit le travail plutôt que d’habitude puisque cette fois la liste était moins conséquente, apparemment il n’est pas rare que les acquisitions finissent vers 17h30. Voilà pour la journée.

Sinon pour les anecdotes, les chose futiles, inutiles mais qui enrichissent notre connaissance générale et surtout, pour nourrir notre curiosité à propos des trucs sur nos voisins les anglais : notre belle langue de Molière possède l’immense vertu de les faire rigoler, ou rêver, mais seulement quelques mots : « saucisson »(very very amazing and funny word) ; « jus de pomme » ; « pamplemousse » ; « crépuscule ». Allez savoir pourquoi…




















