Aujourd’hui, journée un peu spéciale.

Je suis dans une bibliothèque ambulante (a mobile library) toute la journée. Je suis avec Julie, bibliothécaire ambulante si l’on peut dire et l’on va à une trentaine de km de Gaywood (bibliothèque—ancrée dans le sol celle-ci— de départ) dans la ville de Fakenham. Ce service est proposé aux personnes âgées, qui ont des difficultés à se déplacer ou encore en maison de retraite. Celles qui le peuvent viennent jusqu’à la camionnette et choisissent les livres. Le fonds se compose de livres à gros caractères (romans policiers, livres romantiques style nos Arlequins, westerns) de documentaires, livres cassettes et quelques DVD. Les livres qui sont les plus lus sont évidemment les Arlequins et ceux dont le contexte social est celui dans lequel les lecteurs ont vécus, c’est-à-dire les années 40-50… et qui se finissent bien, avec un happy end, d’après ce que j’ai pu comprendre des dires d’une retraitée.
Pendant la pause déjeuner, petite visite de la bibliothèque de Fakenham.

Une des bibliothécaire a suivie des cours de français à l’université, et on discute donc en français du fonctionnement des bibliothèques en France et ici. Cette petite pause dans la langue des mangeurs de cuisses de grenouilles et de fromages qui puent me fait une impression bizarre mais sympathique.
On se remet en route pour distribuer des feuilles pleines d’encre et d’histoires en tout genre. Mine de rien, les gens sont super contents de ce service. La quantité de livres (en moyenne une dizaine) empruntés par chacun m’a surpris. La plupart des personnes ont 70 ans ou plus, et la lecture est une activité qui leur permet d’oublier leurs soucis et leur vieillesse.
Malheureusement, l’Etat considère que ce service est trop coûteux et envisage de le supprimer et de ne garder que les quelques grosses librairies ambulantes (mais qui ne vont pas partout).